Présences pures

« La vérité est moins dans la parole que dans les yeux, les mains et le silence ». Christian Bobin rend visite à son père dans « la maison de cure » où il réside. Un environnement dur et difficile où son père, transformé et fragilisé par la maladie d’Alzheimer, semble en errance. A chaque visite pourtant, Christian Bobin parvient à nous faire toucher la force et la grandeur d’une présence, celle de son père et des autres résidents, une présence intacte et brûlante de vérité. Une Présence pure. Son père est là, tellement là, dans le regard, le toucher, avec « des mains et des yeux qui brûlent en silence ».