Les jours heureux

 » À dix-huit ans, j’estimais que j’avais expérimenté tout ce qui, grosso modo, constitue une vie ordinairement bien remplie, de l’amour au travail, de l’idéal à l’ambition, de la déception à l’ennui.  »
À dix-huit ans déjà, Antoine fait l’acquisition d’une concession et choisit la pierre tombale qui ornera sa sépulture. À trente-cinq ans, il est pensionnaire des Jours heureux, une maison de retraite. Le personnel le prend pour un cinglé. Mais a-t-il réellement tort ? Il vit désormais dans ce nouveau décor peu banal, rythmé par les rires, les pleurs, les fugues et les suicides de ses comparses. Rompu au spectacle, il se résigne finalement à accepter qu’après la mort, le mystère de la vie reste entier, sans jamais apporter de réponse satisfaisante.