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La retraite au soleil

Tu peux, à l’heure que tu veux, te retirer en toi-même.
Nulle retraite n’est plus tranquille ni moins troublée pour l’homme
que celle qu’il trouve en son âme.
Marc-Aurèle (121-180)

Je commencerai par rappeler une réalité que j’ai souvent eu l’occasion d’évoquer dans ces Propos : depuis quelques décennies, le vieillissement démographique a profondément bouleversé et remanié les perspectives qui s’offrent à chacun de nous au moment où nous quittons le monde du travail. Aujourd’hui, la personne qui se présente au portillon de la retraite a encore en moyenne un quart de siècle à vivre ! Et le plus souvent, elle aborde cette période avec une santé florissante. Le seul bémol, pour tous ces jeunes retraités, c’est la baisse soudaine de leur revenu mensuel. La plupart s’adaptent à ce serrement de ceinture sans trop de difficultés, soit que leur pension, souvent additionnée à celle de leur conjoint, continue à leur assurer un niveau de vie tout à fait satisfaisant, soit que leur nouvelle situation de retraité s’accommode facilement de quelques ajustements de leurs besoins. Il ne faudrait pourtant pas oublier les 300’000 retraités qui, selon une enquête récente, et pour des raisons très diverses, se situent au seuil de la pauvreté.

Mais aujourd’hui, les retraités qui m’intéressent, ce sont ceux que j’appellerai les « migrateurs ». En effet, en Suisse, pour un retraité sur dix – ce qui représente tout de même plus de 160’000 personnes –, le passage à la retraite s’accompagne d’une réflexion radicale : « Et si l’on allait s’installer au soleil ! » Les pays les plus recherchés par les Suisses sont : la France, l’Espagne, le Portugal, l’Italie, le Maroc et la Thaïlande. Un certain nombre de ces migrateurs choisissent de retourner dans un endroit où ils avaient l’habitude d’aller en vacances, une manière pour eux de ne pas être trop dépaysés… Précisons enfin que cette tendance des Suisses à se délocaliser au moment de la retraite s’accentue d’année en année, encouragée par la cherté de la vie en Suisse et la pléthore de sites Internet qui proposent des appartements et des maisons « sous le soleil ».

La vie est belle sous le parasol… 

La résolution d’aller « vivre sa retraite en vacances » est l’aboutissement d’un ensemble de motivations plus ou moins claires et plus ou moins conscientes.

Il y a bien sûr l’attrait d’un climat plus clément : finis les longs mois d’hiver et leur cortège de rhumatismes, de rhumes, de grippes, de refroidissements, oubliés les ciels gris et les tristes journées pluvieuses de février et mars, la bise aigre et les brouillards déprimants… Là-bas, le soleil sera au rendez-vous presque chaque matin, sans oublier le ciel bleu, la mer et ses effluves vivifiants, les journées passées au grand air…

Pour certains, la curiosité de connaître autre chose et l’envie de rompre avec les routines installées depuis tellement d’années peuvent jouer un rôle non négligeable. On veut faire coïncider la fin de la vie professionnelle avec la découverte d’un autre horizon, d’une nouvelle manière de vivre ; on veut laisser derrière soi tout ce qui nous rappelle les longues années de labeur. On veut du nouveau, « une nouvelle vie et une nouvelle jeunesse »…

Mais bien sûr, c’est l’attrait de la vie moins chère qui est le plus souvent déterminant. Rendez-vous compte : vos cinq ou six mille francs de retraite, là-bas, vaudront deux, trois fois plus ! Et si votre pension est plus élevée, vous aurez vite l’air d’un pacha, d’un Crésus… Il est même probable que vous ferez l’expérience sous le soleil d’un niveau de vie que vous n’aurez jamais connu dans cette Helvétie où tout est si cher.

Non ! Il n’y a pas à tergiverser ! Mettons-nous autour de la table, feuilletons les prospectus, surfons sur les sites Internet, faisons nos calculs, parlons-en à nos enfants ! Nous serons bientôt prêts pour le grand départ, la magique transhumance !

Quand les nuages arrivent…

Est-ce que toutes ces belles promesses se réaliseront ? Est-ce que le soleil, la mer et la belle vie seront fidèles au rendez-vous ? Ou bien est-ce que nous devrons rapidement nous rendre à l’évidence : tout cela n’était qu’un miroir aux alouettes ? Il est difficile de donner une réponse simple et générale ; pour ma part, j’ai connu quelques cas (rares, il est vrai) où le rêve s’est réalisé et où les oiseaux migrateurs ont connu sous d’autres cieux cette vie nouvelle à laquelle ils aspiraient. Mais ces réussites étaient dues avant tout au tempérament, au caractère, à la personnalité en tout point remarquables de ces « migrants », à leur exceptionnelle faculté d’adaptation et de réinvention de soi… Pour les autres – le plus grand nombre, hélas –, les nuages ne tardent pas à s’accumuler sur l’horizon.

L’isolement. Au moment du départ, on s’était promis de « garder le contact » avec ceux qui sont restés au pays : la famille, les proches, les amis, les anciens collègues… Ils viendraient nous trouver, on s’écrirait, on se reverrait sur FaceTime ou Skype, on s’appellerait ou on s’enverrait des photographies par WhatsApp. Bref, on resterait connectés ! Mais bientôt l’on s’aperçoit que les appels, les mails se font rares, les face-à-face sur Skype cessent de nous amuser. Et quant aux visites, les enfants sont venus deux ou trois fois, mais la troisième fois, on a bien senti qu’ils « fatiguaient » ; dans la conversation, il arrivait toujours un moment où ils parlaient de la montagne, de Florence, de Paris, de Budapest, de la Scandinavie, où ils passeraient volontiers leurs prochaines vacances ; alors vous pensez, notre petite maison au milieu d’un lotissement peuplé de Suisses allemands ! On fait encore bonne figure pendant quelques temps, on se trouve des raisons de ne pas être trop déçus, jusqu’au jour où on ne peut plus se cacher que, même au soleil, même au bord de la mer, la solitude commence à peser… L’autre jour, on a appris qu’un de nos meilleurs amis venait de mourir, qu’un autre était tombé gravement malade ; impossible de se rendre à l’enterrement, de faire une visite à l’hôpital ; on a appelé pour prendre des nouvelles, et soudain, au bout du fil, au ton de la voix de ceux qui nous ont répondu, on a senti l’ombre d’un reproche, on a eu l’impression d’être un étranger. Un sentiment de solitude s’est alors installée, insidieusement, dans notre vie au soleil.

Le ghetto. Bien sûr, il y a les voisins, ceux qui, comme nous, sont venus habiter le même immeuble « à cinq minutes de la mer » ou le même lotissement de villas « à deux pas de la plage ». Au début, c’étaient des inconnus, des Suisses, des Allemands, des Belges, des Français du nord, des Anglais… On a fait connaissance, on s’est invités les uns chez les autres, on a joué aux cartes, à la pétanque, au minigolf… On a payé les services de la même femme de ménage, du même livreur de boissons, du même jardinier – « c’est dingue les prix, comparé à la Suisse ! » –, les femmes allaient faire les boutiques ensemble, les hommes se retrouvaient sur la terrasse du café de la plage pour prendre l’apéritif… Mais cela aussi a fini par être un peu étriqué.

Quant aux autochtones, aux habitants de souche, aux natifs de la région, on en connaît bien quelques-uns, ceux qui nous servent dans les restaurants, dans les cafés, dans les magasins ; on échange quelques mots avec eux s’ils parlent le français ou si l’on baragouine un peu leur langue, on est même allés jusqu’à tenter quelques échanges dans un anglais basique, mais sans plus ; ils ne mènent pas la même vie que nous, ils ne sont pas à la retraite, eux ! À quoi s’ajoute parfois, lorsque la différence des niveaux de vie entre eux et nous est trop voyante et qu’un grand nombre d’entre eux travaillent pour nous – qu’ils sont en somme à notre service –, un arrière-goût d’ambiance néo-coloniale.

Finalement, les retraités au soleil se retrouvent de plus en plus entre eux, forment peu à peu une petite société artificielle, renfermée sur elle-même, vivent plus ou moins en vase clos, sans réelle ouverture sur le monde qui les entoure, sur la vie à leur porte qui va son cours sans eux. Le sentiment de vivre dans un ghetto se fait de plus en plus prégnant ; nos retraités finissent par avoir l’impression d’être enfermés, ou de vivre en quelque sorte en exil… C’est alors que la nostalgie du pays natal peut commencer à montrer le bout de son nez.

Un univers déroutant

La psychologie des personnes âgées comporte un trait saillant : la difficulté à s’adapter à ce qui est nouveau, hors des habitudes, à ce qui vient brouiller les repères, les points d’ancrage. Certes, même un grand vieillard pourra prendre plaisir à un dépaysement passager, à un changement de décor temporaire, à un bouleversement momentané de ses habitudes, mais à condition d’être certain que cela ne durera pas trop longtemps et qu’on rentrera bientôt à la maison. Le plaisir pour ainsi dire naturel des personnes âgées, et de plus en plus avec les années, c’est de se retrouver, jour après jour, parmi les choses familières, les lieux mille fois parcourus, les visages connus et aimés, les habitudes auxquelles on tient ; et j’ajouterais même que je vois dans ce goût des personnes âgées pour le petit monde de traditions et d’usages qu’ils ont construit tout au long d’une vie l’un des charmes, pour ne pas dire une forme de noblesse de la vieillesse…

On comprend alors l’épreuve que peut représenter, pour un sexagénaire ou un septuagénaire, la tâche de s’acclimater dans un nouveau pays, de s’adapter à un nouvel univers dans lequel presque tout est déroutant. Les mentalités, d’abord : bien sûr, au début, on pourra se réjouir de l’entrain, de la gaieté, de la joie de vivre des gens du sud, mais il n’est pas sûr qu’à la longue cette jovialité et cette pétulance ne finissent pas par agacer, quand ce n’est pas plus… La culture ensuite : là encore, il peut y avoir du plaisir à découvrir d’autres musiques, d’autres coutumes, une autre cuisine ; mais il est probable que viendra bientôt le moment où les musiques, les coutumes, la cuisine de votre pays natal commenceront à vous manquer, où vous vous mettrez à rêver des Noëls sous la neige, des feux d’artifice du premier août, de la bénichon, d’une fondue, des chœurs mixtes de votre pays natal. Et puis il y a la langue ; si vous ne parlez pas la langue de votre pays d’accueil, rien ne vous coupera davantage des gens parmi lesquels vous vivez que de ne pas pouvoir leur adresser la parole, de devoir limiter vos échanges avec eux à une dizaine de formules toutes faites !

La santé

Si le climat ensoleillé et les beaux étés ont joué un rôle important dans la décision de quitter la Suisse, il vient pourtant un moment, pour le retraité qui avance en âge, où ce climat et cette chaleur perdent une grande partie de leur attrait, et même deviennent un réel problème. Les personnes âgées ont de plus en plus de mal à supporter les grandes chaleurs ; elle commenceront par ressentir des malaises, des difficultés à respirer, des migraines ; elles passeront une grande partie de leurs journées cloîtrées dans leur appartement ou leur maison, soupirant après la soirée et la nuit qui leur apporteront un peu de fraîcheur. Il n’est pas rare que ces malaises deviennent le motif d’un retour au bercail plus ou moins prochain.

Mais c’est la maladie qui peut plonger nos migrateurs dans de véritables difficultés. Il n’est pas toujours facile, selon les pays, de trouver les soins médicaux adaptés à telle ou telle affection, le médecin à qui l’on pourra parler dans notre langue, les médicaments nécessaires. Sans parler des difficultés qui peuvent se présenter au moment de payer les frais médicaux et les médicaments. Bien souvent, c’est au moment où les premiers problèmes de santé arrivent que nos retraités décident de rentrer en Suisse, et parfois en catastrophe, sans avoir eu le temps de préparer le retour ; ils sont alors réduits à vivre quelque temps à l’hôtel ou chez leurs enfants… Piteuse retraite, au double sens du mot !

L’argent

À l’étranger aussi le coût de la vie peut augmenter, les prix évoluer à la hausse. Et cela d’autant plus facilement dans les régions où sont venus se concentrer un grand nombre de retraités étrangers dotés d’un pouvoir d’achat qui n’a pas échappé au regard perspicace des commerçants du coin. Et vous vous apercevez bientôt que les fruits, légumes et autres denrées ne sont plus aussi « économiques » que l’on pensait, que les cafés, les restaurants, les boutiques affichent des prix moins alléchants. Et un jour une désolante constatation s’impose :  votre pouvoir d’achat a fondu comme neige au soleil, c’est le cas de le dire !

Vous aviez acheté un appartement, une maison, mais la région dans laquelle vous avez réalisé cette acquisition est en plein boum immobilier ; les promoteurs construisent tant et plus, n’importe où et n’importe comment… Vous aviez acheté votre maison dans un charmant lotissement au milieu des champs, et voilà que des immeubles poussent tout autour comme des champignons, défigurant le paysage, transformant votre « petit paradis » en un quartier cerné par des routes bruyantes et sur lequel des centaines de fenêtres lorgnent sans vergogne. De votre appartement, vous aviez vue sur la mer, au loin ; mais voilà qu’on a construit devant votre fenêtre un immeuble deux fois plus haut que le vôtre… Le jour où vous voudrez revendre votre bien, il sera difficile de trouver preneur, et sûrement pas au prix que vous l’avez vous-même payé…

Mettre toutes les chances de son côté 

Il y a pourtant deux catégories de migrateurs qui méritent un traitement à part.

Ulysse. Ce sont d’abord ceux qui, un peu comme l’Ulysse du vieil Homère, ont quitté un jour leur pays pour aller faire leur vie à l’étranger. Ils sont venus en Suisse, ils y ont travaillé pendant une quarantaine d’années, ils ont fondé une famille, peut-être même qu’ils ont des petits-enfants… jusqu’au moment de la retraite où ils décident de retourner dans leur Ithaque natale, que ce soit le Portugal, l’Italie, l’Espagne ou ailleurs. Bien souvent pourtant, le retour au pays natal s’avère moins facile qu’ils ne le pensaient. Une quarantaine d’années ont passé depuis ce jour lointain où ils avaient pris la route pour la Suisse ; ils ne retrouvent presque plus rien des lieux qui leur étaient familiers ; les gens qu’ils connaissaient sont devenus des vieillards et la vie du village ou du quartier est maintenant l’affaire d’une nouvelle génération qui n’a jamais entendu parler d’eux. Ils ont bien souvent le sentiment d’être devenus des étrangers dans leur propre pays… Il arrive aussi que ceux qui sont restés au pays éprouvent, à l’égard de leurs compatriotes partis gagner leur vie en Suisse, comme une sourde rancœur, le sentiment que ces migrateurs ont un peu trahi leur pays en s’expatriant, sans parler de l’envie que peut susciter la relative aisance matérielle de notre Ulysse de retour dans la maison qu’il s’est construite au fil des années et devant laquelle il a parqué sa BMW.

Les hirondelles. Quant aux hirondelles, c’est une tout autre histoire. À l’origine, ces retraités suisses ont la même envie de soleil, de ciel bleu, de plage au bord de la mer et de nouveaux horizons. Mais, plus prudents ou plus timorés, ils anticipent d’emblée la possibilité du retour en conservant un pied-à-terre en Suisse. Dès lors tout est différent : la Suisse leur manque ? le désir d’embrasser leurs enfants et leurs petits-enfants les titille ? l’envie de revoir les amis les démange ? Et si on allait passer un mois ou deux « à la maison » ! Plus tard, si la retraite au soleil, pour différentes raisons, s’avèrent moins satisfaisante, il sera toujours possible de revendre son appartement ou sa maison et de rentrer définitivement dans le giron helvétique.

Quelques conseils. À l’intention des autres, de ceux qui ont le projet de partir définitivement sous le soleil, il est possible de formuler quelques conseils. Il importe d’abord de faire la différence entre les « retraités printaniers », encore dans la soixantaine ou la petite septantaine, débordant d’énergie, en pleine santé, et les « retraités en hiver », la huitantaine et au-delà, déjà tarabustés par quelques soucis de santé. À ces derniers, et pour toutes les raisons que j’ai évoquées plus haut, je déconseille de rêver de « retraite au soleil » ; si pourtant cette envie prenait le dessus, je leur recommande fortement de suivre le chemin de l’hirondelle.

Aux autres, c’est-à-dire aux retraités vaillants et fringants, je propose trois sujets de réflexion que m’inspire ma familiarité avec la psychologie des personnes âgées. Si c’est un couple qui se propose de partir sous le soleil, il est vital que la décision non seulement vienne des deux conjoints, mais que ceux-ci s’assurent qu’elle répond réellement à un désir profond de chacun, sans aucune réticence. Si l’un des deux ressent la moindre réserve et qu’il la garde pour lui, il faut savoir que cette réticence ne manquera pas, avec le temps, de se manifester, de grossir, de se faire aigreur, ressentiment, et dieu seul sait où cela s’arrêtera… Mon deuxième conseil devrait aller de soi, mais son importance est trop souvent minimisé : la région dans laquelle on se propose d’aller s’installer doit être testée ; l’idéal serait de pouvoir aller y passer au moins un trimestre, le temps de faire connaissance avec le pays, et d’y retourner quelques jours à toutes les saisons. Cela vous évitera la déconvenue arrivée à une connaissance lorsque, un matin où elle découvre qu’un vent glacial balaie son jardin, les gens du coin lui annonce que, dans cette région, le mistral souffle en rafale pendant plusieurs semaines ! Mon troisième conseil est plus que de la prudence, il est la sagesse même : à mon sens, on ne devrait jamais envisager d’aller passer sa retraite à l’étranger sans se ménager une possibilité de retour. On revient à la leçon de l’hirondelle.

Conclusion

L’envie de s’expatrier peut avoir des sources plus obscures ; elle peut dissimuler une envie de fuite. Au moment où nous quittons le monde du travail pour nous retrouver à la retraite, nous pouvons éprouver un sentiment de vide, traverser des moments de blues, de « vague à l’âme »… C’est tout un ensemble de sensations plus ou moins conscientes où se mêlent la peur de vieillir, la crainte de souffrir, l’angoisse de la mort, la nôtre et celle de nos proches… Nous pouvons avoir l’impression, en partant nous installer sous le soleil, que nous laisserons derrière nous ces fardeaux, mais il n’en sera rien. Nous les emporterons dans nos bagages. La retraite au soleil ne doit pas être prise comme une thérapie.

Il y a 2000 ans, le sage Sénèque (4 av. J.-C. – 65 apr. J.-C.) posait déjà la bonne question : « À quoi sert de voyager, si tu t’emmènes avec toi ? C’est d’âme qu’il faut changer, non de climat. » Il n’est pas impossible que la vraie sagesse du retraité passe d’abord par un voyage à l’intérieur de soi, ce qui n’est pas incompatible avec l’envie de continuer à découvrir le monde extérieur et à voyager… mais en sachant que le retour fait partie du voyage, qu’il en est en quelque sorte le moment de vérité.

Finalement, c’est encore une fois le chat qui aura le dernier mot !