Propos d’une gérontopsychologue

Des propos sur la vieillesse et sur la maladie d'Alzheimer

Dans les propos qui suivent, je voudrais vous faire part des réflexions que m'inspire, jour après jour, mon travail avec les personnes âgées en général, mais aussi, et plus particulièrement, avec celles qui vivent avec la maladie d'Alzheimer. Ces réflexions sont le fruit d'une trentaine d'années d'expérience professionnelle au cours desquelles j'ai quotidiennement partagé avec mes patients leurs inquiétudes, leurs angoisses, leurs espoirs et leurs victoires ; c'est aussi le résultat de mes propres questionnements, de mes lectures, de mes conversations avec des collègues... Un nouveau propos paraîtra une ou deux fois par mois ; il vous suffit de vous inscrire à ma newsletter pour être averti de chaque nouvelle parution.
15.10.2021

À propos de l’annonce d’un diagnostic grave

Nul d’entre nous n’est à l’abri d’entendre un jour son médecin lui annoncer qu’il est atteint d’une grave maladie, d’une de ces maladies dont l’issue inéluctable, à plus ou moins long terme, sera la mort. On pourrait résumer la difficulté de ce moment de vérité, autant pour le patient que pour son soignant, en une formule : « Ce que le médecin n’a pas envie de dire à un malade qui n’a pas envie de l’entendre. » C’est sur cet instant décisif de la relation du médecin et de son malade que j’aimerais faire porter ma réflexion dans ce Propos.

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1.9.2021

Accompagner son parent âgé atteint d’Alzheimer (1)

Dans ce Propos, je vais considérer le cas où, autant le malade dans le grand âge que ses enfants, eux-mêmes déjà à la retraite ou en passe de l’être, ne peuvent pas ou ne veulent pas comprendre ce qui leur arrive. Cette situation est hélas très courante : le refus de voir la réalité, les attitudes de rejet ou de déni, les faux-fuyants de toutes sortes ne font qu’aggraver la situation et rendre plus aigus les problèmes, plus douloureux les jours, les semaines, les mois qui passent, plus dramatique le dénouement. J’essaierai enfin de tirer les leçons de cette triste histoire en réfléchissant aux attitudes, aux comportements, aux paroles qui auraient pu éviter le désastre.

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1.8.2021

Accompagner son vieux parent dans le grand âge

Au fur et à mesure que nous avançons en âge, nous devons faire face à un certain nombre d’épreuves qui, plus ou moins ardues, plus ou moins précoces, sont le lot de chacun d’entre nous un jour ou l’autre : la retraite et les bouleversements qu’elle apporte dans notre vie, les ralentissements du corps et de l’esprit, le vieillissement vécu en couple ou dans la solitude, la confrontation avec la maladie, la conscience de notre finitude. Dans ce Propos, j’aimerais envisager une situation qui n’existait pas dans les siècles passés, une circonstance inédite, propre à notre époque : le moment où un enfant adulte vieillissant est amené à s’occuper de ses parents entrés dans le grand âge.

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1.6.2021

Vieillesse et mobilité

La mobilité est l’un des éléments constitutifs d’une vie active et autonome. Aussi longtemps que nous sommes capables de nous déplacer par nos propres moyens, que nous pouvons marcher jusqu’au magasin du coin, prendre la voiture pour rendre visite à nos enfants, monter sur notre vélo pour une balade à la campagne, nous sentons que nous gardons la maîtrise de notre vie et que nous appartenons pleinement à la communauté humaine. Cette capacité à se mouvoir vient-elle à diminuer, ou, pire encore, à nous être enlevée, et voilà que nous nous sentons amputés de tout un pan de notre liberté, que nous entrons dans la catégorie des handicapés, des infirmes ; nous voilà privés d’une part importante de notre vie.

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1.5.2021

Grand âge et fin de vie

Que l’Homme ait aussi pour tâche de penser à sa propre mort est une idée vieille comme le monde. Montaigne, après les philosophes de l’Antiquité, ne disait-il pas que « philosopher, c’est apprendre à mourir » ? Mais la pensée de la mort ne va pas sans une autre question, tout aussi essentielle à mon avis : celle de la fin de vie. « Comment vais-je aborder cette dernière période pendant laquelle la proximité de la mort se fera de plus en plus pressante ? Quelle fin de vie est-ce que je vais avoir ? »

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15.4.2021

Partir avec EXIT en EMS

« Ne soyez pas tristes, je suis tellement contente de retrouver les personnes chères à mon cœur. » Cette phrase, Goton l’a rédigée elle-même pour qu’elle figure en tête du faire-part qui annoncerait son décès quelques jours plus tard. J’ai fait la connaissance de Goton quelques semaines avant son départ avec EXIT ; aujourd’hui, c’est son histoire que j’aimerais vous raconter, une histoire forte et poignante, qui nous confronte à quelques-unes des questions à la fois médicales et éthiques que la fin de vie pose non seulement à chacun d’entre nous, mais aussi à notre époque.

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15.3.2021

L’amour en EMS

Dans un EMS de taille moyenne, ce sont une cinquantaine (ou plus) de résidents et de résidentes qui se côtoient journellement ; ils se retrouvent à la salle à manger, dans les salons, dans le jardin. Dans ces conditions, il est tout à fait normal que des rencontres se produisent, que des attirances naissent et se développent, débouchant sur des relations de couple plus ou moins intenses, plus ou moins harmonieuses, plus ou moins durables.

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1.3.2021

Vivre ses anniversaires à l’âge avancé

Pour la plupart d’entre nous, le jour de notre anniversaire prend des airs de fête : les mails, les textos tombent dans notre portable tout au long de la journée, le gâteau et les bougies nous attendent sur la table familiale, les cadeaux de nos amis nous réjouissent le coeur… 
Mais pour les personnes qui avancent en âge, dans un monde qui valorise d’abord la jeunesse (santé, beauté, dynamisme, efficacité…) et qui impose de plus en plus l’impératif de « bien vieillir », de « vieillir jeune », il n’est pas sûr que les anniversaires soient toujours l’occasion d’une fête ! Regardons-y de plus près !

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1.1.2021

La réminiscence à l’âge avancé, ou la madeleine de Proust

Parmi les symptômes associés au coronavirus, on mentionne fréquemment la perte du goût et de l’odorat. Tous les psychologues connaissent bien l’importance de ces deux sens dans notre vie psychique, et en particulier dans certaines capacités de notre mémoire. Nous en trouvons une très belle illustration dans l’épisode bien connu de « la madeleine de Proust », qui se trouve au début de La Recherche du temps perdu, l’immortelle somme romanesque de Marcel Proust (1871 – 1922).

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15.12.2020

L’affectivité à l’âge avancé

L’un des effets de la pandémie a été de réduire drastiquement les contacts avec les personnes âgées. Qu’elles aient été confinées dans des EMS ou plus ou moins isolées à leur domicile, elles se sont vues soudain privées des rencontres, des échanges habituels, des gestes de tendresse avec leurs proches et leurs amis. Ce confinement a été le révélateur spectaculaire de l’importance de l’affectivité dans la vie des personnes âgées et des dégâts que son absence ou sa privation peuvent provoquer.

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1.12.2020

Les EMS et le moment du placement

Depuis leur création, il y a une plus d’une trentaine d’années, les EMS (Établissements Médico-Sociaux) pâtissent trop souvent d’une image injustement négative dans l’opinion du public. Cela peut s’expliquer assez simplement : peu de personnes, en effet, sont attirées par l’idée d’aller vivre en EMS. Et la pandémie du COVID n’a rien arrangé. Les EMS ont été touchés de plein fouet par le virus.
Si je me propose aujourd’hui de parler des EMS, c’est en raison de mon immense admiration pour le travail qui s’y effectue ; c’est aussi parce que je suis convaincue de l’importance vitale de la mission qu’ils assument dans notre société.

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15.11.2020

« Secouer le cocotier ! » La maltraitance des vieux

Cette année 2020, deux rapports, l’un de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’autre du Conseil fédéral, ont tenté d’alerter le grand public sur une cruelle réalité : la maltraitance des personnes âgées. Je ne m’attarderai pas sur les cas de « maltraitance volontaire », qui font déjà l’objet de nombreux livres, articles et émissions de télévision. Ce qui me retiendra davantage, c’est la « maltraitance par ignorance », celle qui s’installe insidieusement et qui passe souvent inaperçue.

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15.10.2020

Solitude et isolement dans le grand âge

La solitude de la vieillesse est encore trop souvent un sujet tabou. Les personnes âgées rechignent à en parler parce que ce serait avouer une faiblesse, une vulnérabilité, ce serait reconnaître une dépendance, une incapacité à vivre par soi-même. Quant aux proches,  ils préfèrent souvent passer sous silence la solitude de leur vieux parent parce qu’elle sonnerait comme un reproche : « Vous me laissez trop souvent seul, vous ne vous occupez pas assez de moi, vous m’abandonnez ! » Les uns comme les autres, on le voit, préfèrent finalement parler d’autre chose. Et pourtant, la solitude de la vieillesse est bien là, tantôt subie, tantôt acceptée, voire désirée.

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1.8.2020

Profession : retraité !

Les retraités peuvent apporter aux générations plus jeunes des trésors d’expérience, ils peuvent leur transmettre des savoirs, des connaissances, des compétences qui sans eux se perdraient peut-être, ils peuvent remplir auprès de leurs cadets les rôles irremplaçables du « vieux maître », du sage, du modèle. C’est en continuant à vivre pleinement dans le monde qui les entoure qu’ils contribueront à instaurer et à renforcer une coexistence harmonieuse des générations. Les activités, les engagements qui s’offrent aux retraités sont nombreux et variés. Et si la retraite était aussi une profession !

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1.7.2020

La retraite au soleil

Aujourd’hui, en Suisse, pour un retraité sur dix – ce qui représente tout de même plus de 160’000 personnes –, le passage à la retraite s’accompagne d’une réflexion radicale : « Et si l’on allait s’installer au soleil ! » Les pays les plus recherchés par les Suisses sont : la France, l’Espagne, le Portugal, l’Italie, le Maroc et la Thaïlande. Quelles motivations, plus ou moins conscientes, plus ou moins claires, conduisent-elles nos retraités à s’expatrier ? Le rêve de connaître une nouvelle vie, une nouvelle jeunesse sous des cieux plus cléments a-t-il des chances de se réaliser, ou n’est-il qu’un miroir aux alouettes ? Quelle est la part de l’envie de « fuir » dans ce désir de « partir » ? Ce sont quelques-uns des thèmes que j’aimerais aborder dans ce Propos.

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15.6.2020

L’humour et la vieillesse

« Rire est le propre de l’homme », disait déjà Rabelais (1483 ? – 1553). Le réalisateur Chris Marker – et non Boris Vian, à qui on l’attribue souvent – disait que « l’humour est la politesse du désespoir ». Quant à Charlie Chaplin, il affirmait que « l’humour renforce notre instinct de survie et sauvegarde notre santé d’esprit ». Pour le sociologue Robert Escarpit, « l’humour est un art d’exister ». Et mon cher Sigmund Freud écrivait : « L’humour ne se résigne pas, il défie. » On le voit, chacune de ces définitions, loin de nous aider à nous faire une idée claire de ce qu’est l’humour, le rend de plus en plus insaisissable et énigmatique. Je me contenterai, dans le Propos de cette quinzaine, de regarder les liens que l’humour entretient avec la vieillesse et, accessoirement, avec la maladie d’Alzheimer.

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1.6.2020

Je m’indigne !

Au moment où nous émergeons lentement de cette étrange cohabitation avec le Covid-19, je dois dire tout d’abord mon admiration pour ce qui a été réalisé par tout le personnel des hôpitaux et des EMS : les responsables, les médecins, les soignants bien sûr, mais aussi tous les employés de l’intendance. Leur dévouement, leur conscience professionnelle, les risques qu’ils ont pris, tout cela est digne de notre plus grand respect. Si cette pandémie peut comporter quelque chose de réconfortant, c’est bien de nous avoir montré jusqu’où pouvaient aller le sens des responsabilités, la conscience professionnelle et la compassion des différents acteurs de la santé. Cela dit, les raisons de m’indigner, en tant que gérontopsychologue, n’ont pas manqué, et si puissantes parfois qu’elles m’ont convaincue de ne pas les garder pour moi et de les partager avec vous !

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15.5.2020

Vieillesse et créativité

Le regard que notre société porte en général sur la vieillesse est souvent encombré de clichés et de lieux communs plutôt négatifs. Et la période de pandémie que nous traversons actuellement n’est pas faite pour améliorer les choses ! C’est la raison pour laquelle j’ai eu envie de revenir, comme je l’ai déjà fait dans d’autres Propos (« Les avantages de l’âge » ou « Douze médaillés de la passion et de la longévité »), sur les aspects positifs, enthousiasmants de la vieillesse, à mettre en avant une vision heureuse, lumineuse du grand âge. J’ai choisi d’observer aujourd’hui les liens qui existent entre la vieillesse et la créativité.

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1.5.2020

Mon EMS idéal !

Dans le cadre de mon activité professionnelle, je suis fréquemment amenée à me rendre dans des EMS de mon canton. J’y côtoie les soignants, les résidents et leurs proches, je m’entretiens avec eux. J’observe également les lieux, les espaces d’accueil, les salles communes, les couloirs et les chambres. Et comme j’avance en âge moi aussi, il m’arrive parfois de me demander : « Et si un jour je devais aller dans un home, à quoi devrait ressembler l’EMS où j’aimerais vivre ? »

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15.4.2020

J’avance en âge, que devrais-je prévoir ?

Lorsque je parle avec des retraités, je les entends souvent me dire que tout se passe très bien parce qu’ils ont soigneusement préparé leur retraite. Ils ont prévu de passer du temps avec leurs petits-enfants, de réaliser enfin quelques rêves de voyage, de faire chaque jour de l’exercice ; ils se sont annoncés pour des activités de bénévolat. Mais si je leur demande ce qu’ils ont prévu pour le cas où ils tomberaient gravement malades, ils préfèrent éluder ma question et parler d’autre chose. Mon expérience professionnelle me met quotidiennement en contact avec des personnes âgées qui n’ont jamais pensé à leur avenir sous l’angle de la santé. Mais récemment, j’ai rencontré Jean-Jacques qui, lui, avait pensé à tout. Il m’a donné envie de réfléchir un moment à toutes ces questions.

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31.3.2020

Une vaillante nonagénaire

Le 1er janvier dernier, je dédiais mon Propos consacré aux « Douze vaillants chevaliers de la passion et de la longévité » à mon amie Élisabeth Butty, qui fêtait ce jour-là ses nonante ans. J’avais trouvé, chez ces douze personnalités d’exception, quatre traits communs à leurs caractères, ce que j’appelais les « 4 P » : Passion, Persévérance, Partage, Paix avec soi-même. L’idée de dédier mon article à Élisabeth m’était venue parce que je retrouvais chez elle, dans sa vie professionnelle comme dans sa vie de femme, les mêmes qualités du cœur, de l’esprit et de l’âme. J’ai plaisir aujourd’hui à lui rendre hommage en brossant d’elle le portrait d’une battante qui, à l’âge de nonante ans, n’a rien perdu de son enthousiasme et de sa combativité.

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15.3.2020

Etre centenaire, c’est comment ?

Avec le témoignage de Jean Vigny, né en 1919.   En 1929, lorsque les premières pages des Aventures de Tintin parurent dans le journal belge Le Petit Vingtième, le slogan d’Hergé était : « Le journal des jeunes de 7 à 77 ans ». Le choix de cette formule suggère que, à cette époque, 77 ans était déjà […]

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15.2.2020

La surmédicalisation de la vieillesse

Personne, je crois, ne contestera les bienfaits procurés à l’espèce humaine tout au long du vingtième siècle par les progrès de la médecine. Elles sont assez rares aujourd’hui, les maladies contre lesquelles la médecine demeure totalement impuissante : quelques cancers particulièrement virulents, des maladies neurodégénératives, comme la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson… Mais pour l’immense majorité des maux et des affections qui peuvent nous atteindre dans notre corps et dans notre esprit, il existe des traitements pour nous tirer d’affaire. Mais cette évolution ne va pas sans effets pervers, et en particulier sur la population des plus de 60 ans.

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1.2.2020

La dictature du bien vieillir

L’on s’accordera sans doute avec moi pour dire que nous avons de la chance de vivre dans une société de longue vie. Au moment où j’écris cela, l’espérance de vie moyenne en Suisse est approximativement de 82 ans pour les hommes et de 85 ans pour les femmes. C’est l’une des espérances de vie les plus hautes dans le monde. Lorsque nous abordons le cap de la soixantaine, nous nous retrouvons donc, pour la plupart d’entre nous, devant la perspective d’avoir encore grosso modo un quart de siècle à vivre. Mais attention ! Ce défi d’un nouveau genre, en touchant de plus en plus de monde, a encouragé les donneurs de conseils et de mots d’ordre à sortir du bois pour nous asséner leurs consignes et leurs commandements : « Tu ne vas pas seulement vieillir, tu dois impérativement « bien vieillir ».

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15.1.2020

L’amour jusqu’au bout

Il n’est pas rare qu’un fait divers relate le décès d’un veuf ou d’une veuve survenant quelques jours, parfois quelques heures seulement, après la mort de son conjoint ; ce sont en général de vieux couples qui ont connu quarante, cinquante, soixante ans de vie commune. Comment réagir à la lecture de telles histoires ? Comment les comprendre ? Faut-il admirer ou blâmer ? Ce sont les questions que, chaque fois que mon métier me met en présence d’une telle situation, je suis amenée à me poser.

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1.1.2020

Douze médaillés de la passion et de la longévité

Pour ce passage à l’année 2020, je vais vous raconter 12 histoires, une pour chaque coup de minuit ou pour chaque mois de l’année. Je les ai choisies parce que chacune d’elles nous présente une image de la vieillesse et de l’âge qui peut nous enchanter ; les douze personnages que je vais vous présenter ont, chacun à sa manière, trouvé le secret de vieillir avec panache ; les uns ont trouvé ce secret au cours d’une vie toute simple, à la portée de tous ; les autres avaient été dotés, dès leur naissance, du privilège du génie ou de la fortune ; mais les uns comme les autres ont su, le moment du grand âge venu, trouver de nouveaux défis, une nouvelle envie de vivre…

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1.9.2019

La ronronthérapie

Ronronthérapie : non, ce n’est pas une invention de mon cru, une lubie terminologique due à un coup de soleil attrapé par un jour de canicule ; il s’agit bel et bien d’une notion scientifique, prise très au sérieux depuis plusieurs décennies par les spécialistes. Vous verrez, il valait la peine que j’y consacre un de mes propos.

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15.6.2019

Le mirage des recettes anti-âge

Arrivés à un certain âge, comme on dit si joliment lorsqu’on ne veut pas vendre la mèche, il nous arrive à tous, à vous comme à moi, de nous retrouver un matin devant le miroir et, scrutant notre visage, d’y découvrir une nouvelle ride au coin de la bouche, une tache de vieillesse qu’on n’avait pas remarquée la veille, un affaissement des paupières plus prononcé, la texture des pommettes qui a tendance à se dessécher, l’apparition de minuscules veinosités ici et là…

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15.5.2019

Le travail du grand âge

Dans notre « société de longue vie », nos connaissances des choses du grand âge sont encore bien maigres. Bien sûr, les spécialistes, les médecins sont à l’affût, s’efforçant de proposer des explications scientifiques des maux du grand âge. Mais si l’on demandait à des écrivains ce qu’ils pensent de ces défaillances qui accompagnent la vieillesse !

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1.5.2019

La folie de la terminologie (I)

Les mots que nous utilisons pour désigner les choses ne sont jamais indifférents : ils orientent notre regard, colorent notre vision du monde ! « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde », disait déjà Albert Camus. Autrefois, pour désigner les personnes ayant atteint un âge respectable, on parlait des « vieux », des « vieillards », des « vieilles personnes », et même, dans un élan affectueux, des « petits vieux ». Tout cela est bien fini désormais…

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1.4.2019

Bonne nouvelle : même les stars d’Hollywood vieillissent !

Une très bonne surprise : une série-télé capable de nous parler de la vieillesse avec justesse, profondeur et humour. Elle y réussit grâce à deux grands acteurs, Michael Douglas (74 ans) et Alan Arkin (84 ans), au sommet de leur art. On les suit dans leur périple au milieu des embûches, des traquenards, mais aussi des trésors cachés de la vieillesse. On est ému, on sourit, on écrase discrètement une larme, on réfléchit…

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15.2.2019

Les avantages de l’âge

La période de la retraite, aujourd’hui, peut durer de vingt à trente ans. Et lorsque nous y entrons, nous sommes la plupart du temps en bonne santé et fringants. Qu’allons-nous faire de notre vie pendant ce quart de siècle qui nous reste ? Quelle attitude nouvelle, quels projets inédits, quel regard neuf serait-il possible d’adopter, pour que la vieillesse ne devienne pas pour nous un fardeau, une débâcle, un naufrage ? Ce sont quelques-unes de ces questions que j’aimerais aborder ici, dans ce que j’aimerais qu’on prenne pour une manière d’éloge de la vieillesse.

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11.2.2019

Les leçons d’un fait divers

Une forme insidieuse de discrimination, de ségrégation sévit sournoisement dans nos sociétés avancées : l’« âgisme ». Dans un monde où la jeunesse, la performance, la beauté, l’apparence sont devenues des valeurs dominantes, tous les signes de l’âge – les rides, les cheveux blancs, les poches sous les yeux… – sont encore trop souvent des motifs de mise à distance, de rejet, quand ce n’est pas de peur ou de dégoût. L’histoire d’Émile Ratelband est à cet égard exemplaire et symptomatique.

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