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Etre centenaire, c’est comment ?

Avec le témoignage de Jean Vigny,
né en 1919.

 

En 1929, lorsque les premières pages des Aventures de Tintin parurent dans le journal belge Le Petit Vingtième, le slogan d’Hergé était : « Le journal des jeunes de 7 à 77 ans ». Le choix de cette formule suggère que, à cette époque, 77 ans était déjà le grand âge, une limite au-delà de laquelle nous avions peu de chance d’aller. Aujourd’hui, 77 ans, pour la majorité d’entre nous, c’est encore loin d’être le bout du rouleau ! Nul doute que si Hergé lançait son petit reporter sur les routes du monde aujourd’hui, son slogan publicitaire serait : « La bande dessinée des jeunes de 9 à 99 ans », ou, pourquoi pas, « de 10 à 100 ans » !

Un peu de démographie

En 1930, l’année de parution de Tintin au Congo, l’espérance de vie en Suisse était d’un peu plus de 55 ans pour les hommes et d’environ 60 ans pour les femmes. Depuis lors, nous avons gagné en moyenne une trentaine d’années.

S’agissant des centenaires, dans notre pays, jusque dans les années 1930, ils ne couraient pas les rues ; on pouvait en trouver un de temps en temps, mais c’était un oiseau rare, une curiosité spectaculaire ! Mais en 1950, on en comptait déjà une douzaine et, depuis cette époque, le nombre a quasiment doublé tous les dix ans, pour atteindre aujourd’hui le chiffre respectable de plus de 1’600 centenaires, dont 80 % sont des femmes.

On comprend que la plupart des cantons, qui avaient coutume d’offrir un beau fauteuil à leurs centenaires, aient revu leur générosité à la baisse, se contentant souvent de leur apporter une caisse de vin et de leur tenir un de ces discours officiels qui doit parfois les décourager de continuer à vieillir…

En ce qui concerne les années à venir, les démographes s’attendent à ce que les chiffres explosent : on prévoit, pour 2050, cinquante mille centenaires nous toisant du haut de leur grand âge. Enfin, grâce aux progrès de la médecine et à l’amélioration générale des conditions de vie, on peut imaginer que un de nos enfant sur deux, s’il est né après l’an 2000, pourrait atteindre l’âge canonique de 100 ans.

On vieillit autrement

Cette augmentation de la longévité n’est pas due seulement aux progrès de la médecine et à l’amélioration de nos conditions de vie ; c’est aussi que nous ne vieillissons plus du tout comme le faisaient nos grands-parents ou nos arrière-grands-parents. Aujourd’hui, nous sommes submergés de recommandations visant à nous aider à vieillir mieux, plus longtemps et en meilleure santé.

Considérons un moment les cinq recettes reconnues scientifiquement comme susceptibles de nous permettre de gagner au moins 20 ans de vie en bonne santé, cinq règles publiées un peu partout dans les ouvrages spécialisées et les médias, et qui nous sont devenues très familières, même si nous peinons encore à les appliquer. Nous nous rendons tout de suite compte que, pour nos ancêtres, de telles exhortations n’auraient pas manqué de les étonner, quand elles ne les auraient pas fait éclater de rire.

Mais amusons-nous un moment à énumérer ces Big five, comme les appellent les scientifiques :

1. S’abstenir de fumer. On se souvient tous, et les films des années 60 ou 70 nous le rappellent, que la cigarette avait droit de cité partout à cette époque ; au collège, à Budapest, j’avais un professeur qui fumait en donnant son cours ; dans les bureaux, dans les cafés et restaurants, dans les administrations, et même chez le médecin et dans les hôpitaux, la cigarette était la reine. Non seulement elle assouvissait l’addiction des fumeurs, mais elle était souvent synonyme de modernité, de liberté, de jeunesse et d’aventure (Marlboro)…

2. Éviter l’obésité. Qui parlait de cela, à une époque où les gros et les gras étaient relativement rares, ou les occasions de s’empiffrer de malbouffe n’existaient quasiment pas. Et si l’on faisait partie de ces quelques « gras » ou « gros du bide », comme on disait familièrement, personne ne vous le reprochait. Vous étiez tout simplement ce qu’on appelait aussi « un bon gros », avec une nuance de sympathie et de familiarité amicale.

3. S’alimenter sainement. Les progrès et l’omniprésence de la diététique sont assez récents, de même que l’intérêt pour les produits bio, les régimes végétariens ou véganes, qui s’est développé en même temps que les compagnies agro-alimentaires remplissaient nos paniers de produits plus ou moins frelatés. Nos aïeuls mangeaient de tout, la plupart du temps des produits du terroir, sans jamais se préoccuper des calories, des glucides, des fibres ou des oligo-éléments…

4. Éviter la sédentarité. Là encore, les encouragements à bouger, à marcher, à faire du sport, à fréquenter les parcours Vita, les salles de fitness datent de deux ou trois décennies. Ils se sont multipliés en même temps que le travail, les loisirs passifs (la télévision, les jeux vidéo, l’ordinateur, le portable, etc.) nous retenaient assis sur notre chaise ou dans notre fauteuil une bonne partie de nos journées et de nos soirées.

5. Avoir une vie sociale riche. Notre civilisation des loisirs individuels (réseaux sociaux, internet, jeux vidéo, télévision, films et séries en streaming…), alors même qu’elle semble multiplier les connections, nous confine en réalité dans un enfermement, un isolement toujours plus hermétiques. D’où cette consigne de faire des efforts pour rencontrer les autres, participer à des activités de groupe, saisir toutes les occasions de converser, d’échanger des idées… On aurait bien fait rire nos ancêtres par de telles recommandations.

On le voit, si ces cinq mesures de prévention, ces cinq recettes pour bien vieillir sont devenues des sortes de lieux communs dans nos vies d’aujourd’hui, des recommandations qui nous semblent aller de soi et que personne ne conteste, jamais pourtant elles ne seraient venues à l’idée de nos grands-parents ou de nos arrière-grands-parents. La vieillesse se profilait pour eux à l’horizon sans que l’idée leur vienne qu’il était possible de faire en sorte de la vivre mieux, de la prolonger. Aujourd’hui, la perspective de vieillir ne se présente jamais à notre esprit sans que nous nous demandions si nous faisons tout ce qu’il faut pour nous donner les chances d’une vieillesse en bonne santé, plus sereine et, surtout, plus longue.

On vieillit comme on a vécu

Ce qui nous amène à cette constatation qui ne va pas toujours sans culpabilité et grincements de dents : de nos jours, nous avons pleinement conscience qu’un vieillissement harmonieux est déterminé pour sa plus grande part (environ 70 %) par le style de vie que nous avons adopté à l’âge adulte ; la génétique n’y joue qu’un petit rôle (environ 20 %). Nous savons tous, même si cette idée ne suffit pas toujours à nous porter aux bons choix et aux bonnes décisions, que nous sommes, pour une très grande part, responsables de la manière dont nous vieillirons.

C’est sans doute à ce changement d’attitude dans l’approche de la vieillesse, en même temps bien sûr qu’aux progrès de la médecine, que nous devons d’être de plus en plus nombreux à passer le cap des 100 ans.

Les « zones bleues »

Lorsqu’il nous arrive de rencontrer un centenaire, nous avons toujours envie de lui demander comment il a réussi cet exploit. Nous brûlons de connaître le secret de sa longévité. Est-ce que l’observation des « zones bleues » pourra lever un coin du voile sur cette énigme ?

Les scientifiques ont pris l’habitude de désigner comme « zones bleues » les régions du monde dans lesquelles les centenaires pullulent littéralement. On compte une demi-douzaine de ces « zones bleues », qui ont pour la plupart fait l’objet de reportages ou de documentaires. Ce sont : la vallée himalayenne du Hunzu, au Pakistan ; l’île grecque d’Ikaria ; l’archipel d’Okinawa, au Japon ; la péninsule de Nicoya, au Costa Rica ; le village de Villagrande en Sardaigne et la région de Sicani en Sicile ; la petite ville de Loma Linda, en Californie.

Une première remarque évidente : ces « zones bleues » sont dispersées sur plusieurs continents ; ce n’est donc pas une configuration géographique particulière qui expliquerait la longévité de leurs habitants ; leur seul point commun est leur situation sous des climats ensoleillés.

Les scientifiques qui se sont penchés sur les centenaires qui vivent dans ces communautés sont parvenus à identifier six constantes dans leur mode de vie. 1. Tous nos centenaires sont des adeptes de l’activité physique. Vivant dans une agglomération relativement restreinte, ils effectuent tous leurs déplacements à pied (les courses, les visites…), passent beaucoup de temps au travaux de la maison et du jardin. 2. Ils ont un but dans la vie : ils se lèvent le matin avec le stimulant sentiment d’avoir devant eux une journée remplie de diverses tâches à effectuer, comme l’entretien du jardin, une course à faire, un repas à préparer, un chat ou un chien à nourrir, une démarche à effectuer, une partie de cartes avec des amis, etc. 3. Ces centenaires parviennent comme naturellement à réduire toute source de stress, par la simplicité de leur mode de vie, le rythme de leurs activités, lent mais continu ; ils évitent la précipitation, le souci du lendemain, le regret du passé ; ils ont trouvé le secret de vivre au jour le jour. 4. La restriction calorique est leur régime naturel : ils ne mangent que pour se nourrir, et privilégie une alimentation méditerranéenne, faite principalement de légumes, de fruits, d’huile d’olive et de poissons. Une consommation d’alcool modérée vient couronner cet art de bien manger. Une devise résume cette diététique naturelle : « Un petit déjeuner de roi, un dîner de prince et un souper de pauvre. » 5. Les nourritures de l’esprit sont aussi à l’ordre du jour : nos centenaires ont souvent des engagements spirituels, que ce soit à travers une pratique religieuse ou une forme de spiritualité (zen), toujours avec l’ambition de trouver une forme d’harmonie avec soi-même. 6. Enfin, il est extrêmement rare de rencontrer un centenaire solitaire ; la vie familiale et sociale tient une place importante dans leur vie.

On le voit, les modes de vie des centenaires de ces « zones bleues » comportent beaucoup de points communs avec le Big five, les cinq recettes de nos spécialistes du vieillissement.

Que disent les centenaires ?

Mais ce sont sans doute les centenaires eux-mêmes qui pourront nous donner les meilleurs aperçus sur « l’art de devenir centenaire ». Je voudrais donner la parole à deux d’entre eux, le premier découvert à travers des articles, le second devenu récemment un ami.

Le Dr Shigeaki Hinohara

Le Dr Shigeaki Hinohara est un médecin japonais qui est mort à l’âge de 105 ans, et qui a travaillé quasiment jusqu’à son dernier jour. Dans un article paru dans le Japan Times, notre bon docteur a énuméré 10 conseils que lui ont dictés son expérience et sa longévité.

1. Être heureux. Pour Shigeaki Hinohara, l’humeur et la santé sont étroitement liées. Savoir être heureux, se sentir bien, se faire plaisir sont les premières conditions d’une bonne santé, et il ajoute qu’il en faut très peu pour être heureux, car le bonheur est toujours à portée de main, il se niche dans les choses les plus simples ; il suffit de savoir les reconnaître…

2. Une nourriture saine. À cet égard, notre médecin n’innove pas ; il se contente de mettre en garde contre la malbouffe, et il recommande les légumes, les fruits, l’huile d’olive, le poisson et le riz, entre autres.

3. Être organisé. Pour lui, l’organisation, dans tous les domaines, est primordiale pour une vie saine. Elle vous évite de faire les choses au dernier moment, de vous inquiéter d’avoir oublié quelque chose ; elle est un rempart contre le stress.

4. Retarder sa retraite. Tant que vous avez les capacités physiques et mentales de travailler, pourquoi vous arrêter ? À 105 ans, notre médecin n’avait pas encore pris sa retraite ! Naturellement, dans nos sociétés, cette recommandation du Dr Hinohara doit surtout être comprise comme un encouragement à continuer, au-delà de la retraite, à avoir des activités qui sollicitent le plus possible nos compétences physiques et mentales, et à ne pas se contenter de petites occupations au rabais…

5. Ne pas rester assis. Notre centenaire préconise la station debout le plus souvent possible. Il raconte que, au cours de sa vie, il a assisté à plus de 150 conférences par année, et qu’il les écoutait toujours debout, même si la conférence pouvait durer plus d’une heure et demie.

6. Questionner son médecin. Lorsqu’il consultait un de ses confrères médecins pour un problème de santé, et que celui lui prescrivait un médicament, Hinohara lui demandait toujours s’il prescrirait ce même médicament à quelqu’un de sa propre famille ; si la réponse était négative, il se dirigeait rapidement vers un autre médecin !

7. Emprunter les escaliers. Quel que soit l’étage où se trouve l’appartement dans lequel vous vous rendez, prenez toujours les escaliers. Bannissez les ascenseurs de votre vie ! Voilà un bon moyen de garder votre corps en forme.

8. Trouver sa source d’inspiration. Pour chaque chose que vous faites, pour chacune de vos journées, mais aussi pour l’ensemble de votre vie, trouvez ce qui vous motive profondément, l’enthousiasme (étymologiquement : un dieu à l’intérieur de soi) qui vous donnera force, élan et ténacité.

9. Ne pas focaliser sur la douleur. Les souffrances, les douleurs, les épreuves arrivent toujours un jour ou l’autre. Il ne faut pas s’y arrêter plus que nécessaire, il faut trouver un moyen de passer outre, d’aller de l’avant vers d’autres objectifs. Notre docteur retrouve ici les principes de la philosophie stoïcienne antique.

10. Ne pas oublier la beauté de la nature. Les biens matériels, la richesse, la réussite, la réputation ont leur raison d’être et leurs bons côtés, mais elles ne sont pas grand-chose si l’on reste incapable de se tourner vers les beautés de la nature, d’admirer un coucher de soleil, un oiseau sur la branche, un reflet de lumière au creux de la rivière… Ce sont là des trésors qui sont à portée de main et que l’on ne peut pas vous ôter !

Mon ami Jean Vigny

Il y a quelque temps, j’avais envoyé mon Questionnaire à Jean Vigny, que je connaissais de nom, pour sa carrière de comédien, sur scène, à la radio, à la télévision et au cinéma. Je venais d’apprendre qu’il avait fêté son centième anniversaire et j’étais curieuse de connaître les réponses qu’il donnerait à mes dix questions. Quelques jours plus tard, il m’a téléphoné pour me demander de patienter un peu, me disant qu’il avait besoin d’un temps de réflexion mais qu’il m’enverrait ses réponses le plus vite possible. Deux ou trois jours plus tard, c’était chose faite, et de quelle belle manière ! (Ses réponses sont ici !)

Lorsque l’idée m’est venue de consacrer un de mes Propos aux centenaires, je me suis naturellement tournée à nouveau vers lui – qui entretemps était devenu un ami – pour qu’il me donne ses impressions, me fasse part des réflexions que lui inspire le fait d’avoir franchi la barre des 100 ans.

La première chose qui m’a surprise chez notre centenaire, c’est sa passion pour l’informatique ; il est un adepte fervent d’Internet ; je peux lui écrire des mails ou des SMS, lui envoyer des photographies ou des messages par WhatsApp, il me répond aussitôt par les mêmes canaux. Il a une page Facebook, qu’il alimente régulièrement. Je lui ai demandé ce que lui apportaient ces technologies ; il m’a répondu que l’ordinateur et Internet étaient des merveilles de logique et d’intelligence. Il recommande aux personnes âgées de s’initier aux moyens de communication et d’information mis à la portée de chacun par Internet. « Pour moi, Internet est une source de culture telle qu’il n’est plus permis d’être inculte », déclare-t-il dans un entretien publié par Générations. Il ajoute qu’il passe beaucoup de temps sur Internet, que cela fait travailler les neurones et que c’est un entraînement permanent pour le cerveau.

Notre ami a bien sûr d’autres activités dans sa vie quotidienne. L’une d’entre elles, la plus importante sans doute, c’est l’écoute de la musique classique ; il me parle de « Bach et sa complicité avec le divin », du « troublant génie de Mozart », de Chopin, qui est son compositeur préféré, de « Saint-Saëns, ce mélodiste relaxant », mais aussi du « facétieux Offenbach et de sa Belle Hélène ».

Le reste de son temps, Jean le passe à recevoir des amis à dîner, qui lui permettent d’entretenir une vie sociale. Il ne sort plus beaucoup : « À l’extérieur, je supporte mal le bruit, les cris, la vitesse. » Il avoue être casanier et heureux de l’être. Une seule chose lui manque pourtant, c’est la beauté des paysages, dont il se console en regardant les arbres à travers la fenêtre.

J’aborde avec lui la mort de son épouse, Marine, avec qui il a vécu un amour fusionnel pendant cinquante-sept ans. « Le décès de Marine reste un coup d’épée qui m’a coupé en deux, sans anesthésie. Mon chagrin ne connaît pas de modération. » Le souvenir de Marine lui rappelle que « seul l’amour a une valeur absolue et indiscutable, l’amour est une force colossale ».

Lorsque je lui demande à quoi est due, selon lui, sa longévité, il n’a pas de réponse particulière à me donner. Les choses se sont faites comme cela. Il aurait d’ailleurs pu disparaître à l’âge de soixante ans, lorsqu’il a été opéré de justesse d’une péritonite.

Quant à la mort, elle ne le préoccupe pas beaucoup. La seule chose qu’il demande, c’est de pouvoir mourir dans son sommeil. Il ne sait pas ce qui se passera dans l’au-delà. Il explique qu’il fait le pari de Pascal : si Dieu existe, on a tout à y gagner ; s’il n’existe pas, on n’a rien à perdre !

Jean me dit qu’il est en train d’écrire ses mémoires, et que cela va très lentement. Il a des scrupules, car une vie ne vaut d’être racontée, selon lui, que « si cela conduit à des questionnements, des réflexions philosophiques qui vous rapprochent de vous-même ». À ce propos, Jean m’a fait l’honneur de m’envoyer – par mail ! – les premières pages de ses souvenirs et je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous le premier paragraphe, dans lequel il explique pourquoi il aimerait raconter sa vie :

Quand on est sur le port où les bateaux amarrés vont bientôt vous emporter sur l’autre rive, cela peut être sans intérêt de raconter ce qu’une longue vie a pu contenir de faits et gestes gratifiants, bénins ou perturbateurs. Parler de sa vie, quand on a dépassé les cent ans, n’est une hardiesse défendable que si cela apporte des germes de questionnements, d’idées, de réflexions philosophiques, et surtout si cela conduit à mieux se connaître soi-même !

Si Jean me lit, il doit se demander quand viendra le moment où je parlerai de Vicky ! Quoi ! Vous ne savez pas qui est Vicky ? Vous ne l’avez pas encore découvert sur le profil WhatsApp de Jean ? Vicky, mais tous les amis de Jean savent qui est Vicky ! C’est son chat ! J’ai demandé à notre centenaire la place que Vicky tenait dans sa vie : « D’avoir conquis son amitié de félin me réjouit ! » Et sur le profil WhatsApp de Jean, on peut lire : « Bonjour Vicky ! Toi, tu es un chat, moi, je suis un homme, et on s’aime. »

Encore une fois, c’est le chat qui aura le dernier mot !